ESSAI FIAT UNO TURBO ie 105/118CH

Posted by & filed under .

Sportive des années 80, les caractéristiques de notre petite fiat uno turbo sont révélatrices d’un temparement de feu :

– 1300 turbo injection et allumage electronique 8 soupapes,

– intercooler et radiateur d’huile de serie ,

soupapes refroidies au sodium et les piston par jets d’huile,

des technologies pour l’époque issues de la F1, le tout pour tanquillement 105 ch et 15 mkg de couple, la couleur est annoncée.

Un jury composé de journalistes automobiles de toute l’Europe a élu la voiture Fiat Uno de l’année en 1983. Dans les documents remis à la presse, Fiat a annoncé qu’il était sur le point de lancer deux autres modèles Uno pour créer une gamme plus complète. L’Un était censé être une version automatique, et l’autre une version axée sur la performance.

Il s’est avéré que Fiat n’était pas tout à fait prête, et la version de performance n’a pas fait ses débuts qu’en 1985. Le délai de 24 mois a été noté par à peu près tous les médias en Europe à l’époque, mais l’attente en valait la peine.

La Uno Turbo ie a été l’une des petites sportives la plus sous-estimée de l’époque. Son principal argument de vente a été trouvé sous le capot: il a été alimenté par une cc 1301 moteur à quatre cylindres également trouvé dans la Ritmo (entre autres), mais il avait été soigneusement revu et très peu de pièces sont devenues interchangeables entre les deux.

MOTEUR

Pour commencer, les cylindres ont été répartis avec plus d’espace pour permettre un meilleur refroidissement. Entre autres innovations il y avait alors des soupapes d’échappement remplies de sodium, un radiateur d’huile, un refroidisseur intermédiaire air-air, pour n’en nommer que quelques-unes. Les changements ont en partie justifié le retard dans le lancement de la voiture mais ont surtout montré l’engagement de Fiat à faire en sorte que rien sous le capot n’ait été laissé au hasard.

Le quatre cylindres était équipé d’un turbocompresseur construit par les industries Ishikawajma Harima (IHI), ce qui lui donne une puissance de 105 chevaux à 5.750 rpm, et 15mkg de couple à 3200 tours. Ses perfs : de 0 à 100km/h  en 8,3 secondes et une vitesse de pointe de plus de 192 km par heure sur le cinquième rapport.

Le carburant est injecté aux chambres de combustion par un Bosch LE Jetronic, système électronique d’allumage, ce qui explique  dans le nom de la voiture: inizione elettronica qui est l’injection electonique en italien. Il s’agissait d’un concept novateur à une époque où une bonne partie de ses concurrents étaient encore aux carburateurs. Fiat a également équipé l’ie-Turbo avec un système Marelli-Microplex à allumage électronique qui utilise un microprocesseur.

COMPORTEMENT

La liste des caractéristiques standard inclus freins à disque tout autour, et le modèle spécifique à 13 « jantes montées sur des pneus Pirelli P6. Ils ont été largement jugés comme non adhérents et ont assez surpris de nombreux pilotes de l’époque.

Fiat a raidit la suspension et l’a abaissée d’environ 1.5cm, donnant à la voiture une conduite plus sportive et une position plus sportive. Le look a été complété par un kit carrosserie complet qui inclus des spoilers avant et arrière, passages de roues, phares antibrouillard. Le becquet arrière a été intégré dans un modèle compact Turbo spécifique faite de résine pour aider à garder le poids vers le bas. Le Turbo Uno fait pencher la balance à 840 kg, soit une augmentation d’environ 68 par rapport à une simple Uno 55.

INTERIEUR

L’atmosphère de performance continue « un peu » à l’intérieur. La Uno Turbo ie a eu une instrumentation très complète, des sièges spécifiques et un volant spécifique à quatre branches avec « Turbo ie » écrit sur le moyeu. Toutefois, les plastiques durs utilisés dans la voiture rappelle ses origines et une certaine recherche de l’économique, une impression qui est devenue d’autant plus évident avec le temps.

En dépit de ses revers, la Uno Turbo ie était une voiture particulièrement intéressante parce qu’elle offrait un moteur à  » l’état de l’art » et avec un ensemble très abordable. Dans sa première année de production, la Uno Turbo ie coutait environ 70.000 francs en France. Cette même année, une Renault 5 GT Turbo coûtait 72.000 francs et une 205 GTI etait vendue pour 74 000 francs. La Golf GTI avait tous battu avec 77.000 francs pour une version deux portes.

Fiat a ajouté un ABS-like « antidérapants » à la liste d’options de la Turbo en 1988. Un an plus tard, la gamme entière Uno a été refondée à mi-vie. La Turbo ie a obtenu comme le reste de la gamme de nouvelles calandre, de nouveaux feux,ainsi que d’une trappe nouvelle faite de tôle au lieu de la résine.

La refonte a également permis de faire voir le jour à une nouvelle motorisation une 1372 cc à quatre cylindres avec un turbocompresseur Garrett T2, et un système d’injection plus moderne Bosch. Sa puissance etait alors portée à 118 chevaux et 16 mkg de couple, tandis que sa vitesse de pointe etait légèrement supérieure à la version 115ch.

La Turbo ie a servi de haut de gamme à la uno jusqu’à ce que l’arret de la production en Europe en 1993. A ce moment le marché des compactes sportives en Europe avait commencé sa chute libre, mais Fiat a conservé son 1372cm3 à huit soupapes dans la version GT de la nouvelle Punto, où il developpait 136 chevaux.

Les uno turbo ont été de bonnes bases en preparation et le sont encore aujourd’hui. C’est pourquoi elles sont quand même encore recherchées et constituent de bonnes petites sportives pas chères.

VIDEOS

Un essai piste

Quelques accelerations…

avec un joli son…

AVIS DE PROPRIETAIRES

Bonjour à tous.

Je rédige cet avis car j’ai possédé il y a un peu moins d’un an de celà une Fiat Uno T-ie phase 1 de 1989. Je l’ai acheté courant 02/2005 afin de me faire plaisir après avoir passé mes 2 premières années de permis auto.A là base, comme 1ère voiture, j’ai récupéré une Uno 45S phase 1 de 1988 de ma grand-mère. J’ai trouvé cette voiture très sympa, agréable à conduire, super fiable…., bref, je suis en quelque sorte tombé sous le charme. Arrivé à un peu plus de 2 ans de permis (comme je l’ai dit plus haut), j’ai voulu passer à la vitesse supérieure (43cv c’est bien, mais un peu juste quand même).

Après de nombreuses recherches sur le net (forums, sites de ventes, avis…) je me suis naturellement dirigé vers la recherche d’une Fiat Uno T-ie. Et c’est là que j’ai trouvé la mienne : une Uno T-ie blanche, 3 portes, phase 1 de 1989, entièrement d’origine, très bien conservée avec seulement 53000km au compteur… J’en suis de suite tombé amoureux, et j’ai même été jusqu’à faire 600km pour revenir avec.Et sur la route du retour, quel pied… Le petit 1L3 turbo compressé et ses 105cv poussent la belle comme il faut à tous les rapports, et on il suffit d’appuyer sur l’accélérateur suffisamment pour que le turbo s’enclanche (manomètre de pression de suralimentation sur le tableau de bord qui indique lorsdque le turbo fonctionne, et qui est donc très utile). On voit alors l’aiguille du compteur de vitesse qui ne cesse de monter, pour se limiter sur la mienne à plus de 215km/h.

Bref, j’ai conservé ce véhicule pendant un peu plus d’un an, 10000km, et c’était un vrai régal à chaque sortie. Bon nombre de conducteurs au volant de voitures bien plus prestigieuses (Audi, BMW, Porsche, Mercedes et autres sportives) ont été bien étonné en voyant une petite Uno blanche soit collé à leur pare-choc arrière en leur faisant des appels de phare pour se rabattre, ou alors les dépasser et s’en aller sans qu’ils ne puissent y faire quoi que se soit.Bref, une super petite voiture abordable au niveau du prix (environ 2000€ pour une en super état), peu chère en entretien (je n’ai fait que l’entretien courant), très robuste, assez plaisante, riche en sensation…

J’ai été obligé de la revendre pour passer au permis moto, mais dès que mes moyens me le permettrons, c’est sur la Uno T-ie, j’y retourne de suite…
+++
PS1 : désolé pour la clarté, mais c’est désormais modifié…

PS2 : j’ai oublié de précisier, que entre-autres pour des raisons de sécurité, cette voiture (comme un bon nombre de petites sportives de l’époques : supercinq GT Turbo, 205 GTI, Lancia Y10 Turbo, Lancia Delta Turbo….) ces petits « bolides » ne sont pas à mettre entre les mains de tout le monde, car du fait de leur puissance, la vitesse monte très rapidement, et c’est donc dangeureux. C’est pour cette raison que j’ai attendu d’avoir plus de 2 ans de permis avant de l’acheter. Après, c’est une histoire de goût, et je le comprend : on n’aime ou on n’aime pas.

Un rappel des caractéristiques plutôt impressionnante pour une si petite voiture

-Chambre d’eau entourant chaque cylindre
-Soupapes blindées refroidies au sodium (techno F1)
-Turbo refroidi en permanence en marche comme à l’arrêt
-Intercooler
-Double graissage des cylindres
-Injection électronique "cutt-off" (max de puissance avec un mini d’essence)
-Allumage cartographique Marelli Microplex (16 courbes d’avance sont mémorisées (Techno F1)
-Refroidissement des injecteurs

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *