ESSAI LAMBORGHINI AVENTADOR 700CH

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Un V12 central, 700 ch dans les pistons, une coque en carbone et un fuselage d’exception : la Lamborghini Aventador LP700-4, c’est du concentré de technique et d’émotions. De sensations fortes aussi, avec l’accès à Mach 0,28 (350 km/h) sans restriction !

39478029540516051188012 39782829540530051186612C’eût été trahir la lignée que d’opter pour autre chose qu’un V12: Miura, Countach, Diablo, Murciélago, elles l’ont toutes porté. Et avec la manière, pas simplement sur le nez, mais bien installé, c’est-à-dire entre les essieux. L’Aventador suit naturellement la ligne de conduite, à cela près qu’elle fait considérablement évoluer le support en abandonnant le principe de la cage en tubes d’acier des Diablo et Murciélago pour s’en remettre au carbone. De carbone, il n’est toutefois question que pour la cellule de survie, les trains roulants et la céleste mécanique reposant toujours sur des structures rapportées en aluminium. Au bout du compte, l’ensemble apparaît néanmoins cohérent, bien pensé et bien construit.

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Exit le V12 Bizzarrini qui a servi pendant plus de 40 ans. Le nouveau venu a été conçu pour offrir le meilleur rapport puissance-couple-poids-compacité à l’Aventador. Il délivre 700 ch à 8250 tr/min et s’adjoint les services d’une toute nouvelle boîte robotisée (ISR) à 7 rapports et simple embrayage. En dynamique, le couple excelle, même si l’on peut parfois regretter quelque brutalité (en mode Corsa). La consommation moyenne et le rejet de CO2 progressent aussi malgré la puissance relevée.

La tenue de route 

La transmission intégrale, de série, est sans conteste un atout. Et elle n’ampute pas le châssis de son caractère vif et propulsif grâce à un coupleur central qui ne renvoie du couple vers l’avant qu’en cas de nécessité. L’empreinte au sol généreuse et l’excellent équilibre du châssis font virer l’Aventador comme sur des rails, avec toujours une possibilité d’en rajouter à la limite pour survirer. Le Launch Control gère les décollages et les freins en carbone céramique sont bien sûr indestructibles.

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La toute nouvelle coque en carbone de l’Aventador agit comme une cellule de survie. En complément de quoi la grosse Lambo a droit à ses 6 paires d’airbags (frontaux, latéraux, genoux). L’ESP, lui aussi de série, est déconnectable totalement pour les plus aguerris ou muni d’un mode Sport laissant ce qu’il faut de latitude pour relever un peu les sensations. Outre les contours de carrosserie difficiles à cerner, la visibilité périphérique est franchement médiocre et n’aide pas à circuler en sécurité.

Le confort 

Le confort des suspensions «inboard» n’est pas des plus veloutés, mais l’Aventador n’est pas non plus une planche de bois. L’ergonomie est soignée – avec l’aide d’Audi, qui fournit la majorité des équipements de bord, comme le système multimédia ou la climatisation – et la position de conduite facile à ajuster. Le soutien des sièges de série laisse par contre à désirer, surtout aux épaules. Le son du V12 à peine filtré par la lunette vaut quant à lui tous les orchestres symphoniques du monde.

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Les portes en ciseaux et les baies aplaties n’offrent pas le meilleur des accès… mais qui s’en plaindra? La finition est soignée, avec un cuir et des assemblages de bonne qualité. Pour le reste, aucun aspect pratique ne semble avoir été envisagé. Hormis la boîte à gants et un tout petit bac quasi inaccessible sur le tunnel central, on ne trouve guère de zone pour déposer le moindre objet. Seule solution pour les plus longs trajets, le coffre à l’avant… mais d’une contenance très, très limitée (140 l).

Le budget 

À près de 320.000 euros l’exemplaire, le prix exorbitant des options n’est sans doute plus un frein. La garantie court sur 3 ans, tandis que les entretiens prévus tous les 15.000 km ou tous les ans devront systématiquement passer par le même atelier (en fait le seul en Belgique), à Bruxelles. Avec un carnet de commande rempli pour 2 ans, on se doute que la valeur de revente sera élevée… à condition de ne pas sombrer dans l’ultrapersonnalisation ni abîmer la jolie cellule en carbone de son Aventador.

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Conclusion 

À la fois généreuse de corps et d’esprit, l’Aventador LP700-4 ne craint personne avec son châssis en carbone et 700 ch atmosphériques. On craque pour sa plastique de rêve. On succombe au son envoûtant de ses 12 pistons magiques. On s’envole en 2e à plus de 100 km/h… Hélas, il nous faut retomber sur terre et nous faire à l’idée qu’un tel engin reste une volupté de privilégié. «Allô, le Moniteur? Vous n’auriez pas oublié de nous rendre la clé…?»

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