ESSAI MAZDA MX5 NC 160 CH

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LA MX-5 – UN PUR REGAL

La journée se déroulait à un rythme effréné. En milieu d’après-midi, j’avais abattu une bonne quantité du boulot que je m’étais promis de faire. Cependant, la journée n’était pas terminée et il me restait quelques tâches plus ardues à accomplir. Où allais-je trouver l’énergie pour les réaliser? Quelques instants après, j’actionnais le mécanisme du toit rétractable de la MX-5. Et seulement douze secondes plus tard, la lumière du soleil réchauffait l’habitacle. Il ne restait plus qu’une chose à faire : mettre la clef dans le contact et prendre la route. Pour aller où? Peu importe, car au volant d’une MX-5, ce n’est pas la destination qui compte, mais bien la route qui y mène.

MX5 NC 160 ch

Déjà un classique

C’est en 1989 que Mazda introduit l’ancêtre de la MX-5 actuelle, la Miata. On se souviendra de l’engouement généré à l’époque par ce petit roadster aussi mignon qu’agile. Vingt et un an plus tard, le charme opère toujours; il y a des choses qui semblent éternelles. Tellement éternelles que les gens l’appellent encore Miata. Pourtant, elle se nomme MX-5 depuis 2005, année de l’entrée en service de la troisième génération du modèle. L’année 2009 a été le témoin de changements esthétiques importants, notamment à l’arrière où cette partie a été redessinée et à l’avant avec l’ajout de la calandre sourire. L’année 2010 est celle du statu quo.

Pour femme?

On a souvent dit, à propos de la MX-5, qu’il s’agissait d’une voiture de femme. Soit. Il est vrai que ses lignes, très sensuelles, ont tout pour plaire à la gent féminine. Cependant, le design de la MX-5 se masculinise chaque année. Mais, et surtout, sa conduite a tout pour plaire aux deux sexes. Lorsqu’on s’installe aux commandes de la MX-5, on vit une expérience différente. D’abord, il faut « descendre dans la voiture ». La position de conduite est abaissée, un peu comme lorsqu’on s’assoit dans un kart de course. Cette proximité du sol nous plonge dans une atmosphère unique en son genre. En relevant le toit, on n’a qu’envie d’enfiler les kilomètres. Et, soit dit en passant, le toit se rétracte dans un espace exigu, ce qui ne réduit pas l’espace prévu pour le coffre arrière. Ingénieux.

Un seul mot : équilibre

La conduite de la MX-5 a un petit quelque chose d’envoûtant. Certains tomberont sous le charme d’une conduite à ciel ouvert. D’autres seront heureux à changer les vitesses grâce aux palettes au volant sur les modèles GS et GT munis de la boîte automatique à 6 rapports. En ce qui me concerne, c’est l’équilibre de la voiture qui me séduit à tout coup. Qu’on la conduise tout doucement ou jusqu’aux limites que le permettent les lois de la physique, la MX-5 est difficile à prendre en défaut. J’ai eu l’occasion l’an dernier, dans le cadre d’un événement organisé par Mazda, de conduire la MX-5 sur un petit circuit fermé. Rapidement, j’ai réalisé à quel point les ingénieurs de Mazda avaient créé un roadster quasi parfait. On peut malmener la voiture de gauche à droite dans les virages serrés ou prendre certaines courbes sur les chapeaux de roues, on sent toujours qu’elle va coller à la route. Au pire, une petite dérobade du train arrière nous donnera quelques sensations, mais rien que le système de contrôle de la stabilité ne pourra corriger. Et la beauté de la chose, c’est qu’on n’a pas besoin de conduire la MX-5 à haute vitesse pour éprouver du plaisir. La proximité du sol nous donne une sensation de vitesse certaine. La direction, d’une précision incisive, nous donne l’impression de piloter un bolide de course. Enfin, la boîte manuelle à six rapports – dont était équipée notre version d’essai – est bien étagée et la course du levier de vitesse, courte. Vraiment, conduire une MX-5 nous ramène en enfance. C’est en partie ce qui fait le charme de cette voiture.

Une mécanique modeste

Le moteur de la MX-5 est un quatre cylindres de 2,0 litres qui produit 160 chevaux et 19.2mkg à 5200t/mn. Il propose des montées en régime dynamiques et des performances somme toute très acceptables. Mais oubliez les records de vitesse! Il faut compter 7,8 secondes pour atteindre les 100 km/h au volant d’une version à boîte manuelle. C’est cependant secondaire, car le plaisir qu’on ressent à piloter la MX-5 supplante tout autre sentiment. De plus, avec ses quelque 1100 kg, le rapport poids/puissance de la MX-5 est sans pareil. Cela nous fait oublier que, sous le capot, repose un moteur à la puissance modeste.

Sélective

La MX-5 Je mentionnais plus tôt que la MX-5 s’adressait aux deux sexes. C’est vrai. Cependant, elle discrimine sur un aspect : la grandeur. Pour certains grands , voire très grands au quotidien c’est invivable. Les genoux se trouvent écrasés contre les parois intérieures. De plus, une fois le dos redressé, les yeux se trouvent à la même hauteur que la ligne du toit, ce qui le force à se pencher la tête pour voir quelque chose.

Une bonne affaire?

La MX-5, c’est la joie! Par contre, elle n’est pas donnée. Entre 23 000 et 32 000 € selon les version.

Mais la MX-5 est le roadster le plus vendu de l’histoire de l’automobile (un million d’unités produits). Et vous, qu’est-ce que vous êtes prêts débourser pour avoir accès à un jouet qui procure autant de plaisir.

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