Essai Renault Megane RS R26 230 ch

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La Mégane F1 Team R26 reçoit une poignée de badges et d’autocollants, mais bénéficie surtout de nouveaux réglages et d’un différentiel à glissement limité.

Voyons si la championne des lignes droites peut désormais se distinguer dans le « serré ».

Renault Megane RS F1 Team R26 : Le look coco

Fini le look de vilain petit canard, la Mégane RS F1 Team R26 intègre joliment les antibrouillards dans son large bouclier, les lignes sont épurées et c’est la recherche d’efficacité qui prime.
Pour rappeler le monde de la Formule 1, la Mégane reçoit des « strippings » (en français : des autocollants) un peu partout… et notamment un spectaculaire damier sur le toit. Ces décorations, proposées en option gratuite, ne seront pas du goût de tout le monde, mais au moins cela montre bien qu’il s’agit d’une version limitée.

Les rétroviseurs revêtent une teinte anthracite pour s’assortir aux jantes de 18″ et une couleur « Jaune Sirius » a été développée exclusivement pour cette série spéciale. Notre voiture était rouge pétard, pour plus de discrétion ;=).

Enfin une plaque « auto-commémorative » et numérotée rappelle que Renault est une marque de « winners ». La Formule 1 coûte cher : il faut rentabiliser en communication !

Sinon, assez peu de changements dans l’habitacle, à part les sièges Recaro qui offrent un maintient parfait, un look dévastateur et, cerise sur la Mégane, un confort tout à fait acceptable.

Renault Megane RS F1 Team R26 : Evolution(s)

Si la première génération de Mégane RS impressionnait par sa puissance, elle était rapidement débordée et même inquiétante sur les petites routes dès que la chaussée était un peu déformée.

Tout comme les voitures de rallye, les sportives de route ont parfois besoin de temps et de réglages pour donner le meilleur d’elles-mêmes.
La Mégane R26 reçoit en série le châssis « Cup » doté d’amortisseurs spécifiques et de ressorts de suspension avant à la raideur augmentée de 10%. Cela fera ronchonner mamie au passage d’un nid de poule et cela fera le bonheur du fiston dans les ronds-points !

Diamètre augmenté pour la barre anti-dévers avant (19 mm => 21 mm), nouveau train arrière, augmentation de 5 mm du diamètre des fusées arrière, direction assistée électrique reparamétrée, la R26 ne se refuse rien !

Comme si tout cela ne suffisait pas, la R26 s’offre un différentiel à glissement limité qui s’avère salvateur pour la motricité en courbe. Associé à un train avant à pivot indépendant, ce système devient maîtrisable par le commun des mortels, même si nous avons pu observer des effets de couple dans la direction sur les accélérations franches.

Le bilan au volant est sans appel : la Mégane R26 est cent fois plus efficace qu’une « simple RS », elle motrice étonnamment, la direction est plus précise et les virages s’enchaînent à une vitesse déraisonnable. Une sensation d’équilibre et de maîtrise inédite sur une Mégane.

Renault Megane RS F1 Team R26 : Moteur

Le moteur, était le point fort de la première version de RS et reste un atout majeur pour la R26, malgré une concurrence qui fait monter les enchères.

Les 230 chevaux de la Mégane sont bien présents et le couple ne se fait pas attendre, puisque 90% des 310 Nm sont présents dès 2000 tours, c’est presque aussi bien que le TFSI du groupe Volkswagen.

Pour pousser au crime les pauvres automobilistes que nous sommes, Renault n’a pas hésité à retravailler la ligne d’échappement qui émet une sonorité encore plus rauque et enivrante qu’auparavant… impossible de rester impassible en entendant la voiture gronder et réclamer des montées en régime.

Il aura fallu un peu de temps à la Mégane RS pour arriver à la maturité, mais avec cette ultime version « R26 » Renault fait la démonstration de son savoir faire.

Le style de la voiture reste discutable, mais son efficacité est désormais prouvée, même sur les parcours les plus exigeants, la R26 reste accrochée à la route comme une moule au rocher.

 

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 AVIS FORUM

Essai par tahitibob

« Bonjour,

Je viens vous faire part de mon essais de ce week end, avec la sus-nommé Mégane RS F1 team R26.

Premier contact visuel : le jaune Sirius vaut vraiment le coup, il fait ressortir toute l’agressivité de la RS.

La porte ouverte, ça respire la sportivité : baquets Recaro, point zero sur le volant, pedalier alu … bref le minimum syndical pour être estampillé sportive.

J’enfile la carte, mets un pied sur le frein, et appuis sur Start! Et … rien!
Même pas une vibration, a peine un léger ronronnement qui vient de dessous les pieds.
Je donne une légére pression sur la pédale d’accélérateur, au cas ou, et oui le moteur tourne bien.

On part donc du garage, direction une petite route bien tortueuse, parfait pour un essais (pas comme d’autre qui font faire 5kms en ville et qui disent « alors c’était bien? »)
On fait quelques kilométres pour que le moteur monte en température, ce qui me permet d’apprecier le confort de cette voiture, et de la souplesse de son moteur dans les bas régime! Mais on sent qu’elle ne demande que ça, qu’on la bouscule.
La température est bonne, une belle ligne droite, mon accompagnateur me dit gaz : ouch!!! ça pousse vraiment tres fort!! 2é – 3é – 4é – 5é et non pas la 6 ça va deja super vite!
On arrive dans une enfilade assez rapide, ce qui permet de voir que c’est une ventouse, les suspensions et le chassis sont bleufant d’efficacité.
Une courbe tres serrée me confirme que le chassis sport encaisse tres simplement, tres sécurisant.
Je me dis « tiens mais il y a un autobloquant dessus, nan ?? » Reponse à suivre, on arrive à 2 epingles, 4é – 3é – 2é – 1er le freinage est diabolique (merci Brembo); on rentre dans l’epingle, puis j’envoie la purée. Pas une roue n’a patiné, juste une légére vibration dans le volant, mais on s’extirpe de cette epingle avec un coup de pied de cul, et une sonorité qui c’est réveillé une fois l’echappement à température.

Demi-tour et retour au garage, 30-40 kms d’essais avec une voiture qui ne m’a pas déçu!
Les Recaros ont un bon maintient des épaules, un peu moins des côtes, mais c’est du Recaro rs:
La voiture est aussi plaisante en conduite touriste qu’en conduite soutenue, avec un moteur qui permet grace au turbo twin scroll, d’utiliser une grande plage de puissance et de couple, mais une conso moyenne de 16 litres pour cet essais.
Mes seules références en sportive étaientt la RS et la RC; la Mégane est certe une catégorie au-dessus, mais on sent quand même qu’on n’a pas à faire à une citadine, mais bien une berline redoutable, de par son poids et de par sa finition qui c’est amélioré. Le 2,0l T bidouillé par Renault Sport respire la vitalité et la sportivité, une vrai réussite, tout comme l’autobloquant qui permet de passer la puissance au sol avec une facilité déconcertante,

Voilà mes impressions. En attendant les votres. »

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