ESSAI PEUGEOT 306 S16 167CH

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INTRODUCTION

Déclinaison la plus aboutie de la 306, la S16 marie un moteur de pointe et un chassis de très haute facture. Tout en bénéficiant depuis peu d’une boîte 6… Dotant plus que cette version « pack confort » a été allégée de 45 kg suite à une cure « de déséquipement » comme son nom de l’indique pas. Alors, cocktail détonnant ?

Si tel est le cas, sa plastique ne le laisse que peu présager. Avec une face avant sympa (bien relookée, à 2 reprises), un arrière somme toute banal, un profil un peu déséquilibré (avec une vitre de custode un peu grande – mais c’est le lot des 3 portes dérivées de versions 5 portes).

De jolies jantes, qui gagneraient certainement à être livrées en 16 pouces… Pneus Pirelli P6000, en 195x55x15… Une monte qui (me) donne toute satisfaction. Les puristes y trouveront certainement à redire… La voiture n’étant pas faite pour les spéciales de rallye (quoique…), le compromis efficacité / longévité semble judicieux. En résumé, il ne s’agit pas une voiture particulièrement belle, mais sa tronche est sympa et pour une auto de cet âge, on a vu des lignes plus démodées…

INTERIEUR

Le tableau de bord est, paraît-il, démodé et triste…personnellement j’ai davantage de reproches à faire sur le manque de visibilité de certains voyants (compteur kilométrique notamment) masqués par le haut du volant ou encore les plastiques (imitation alu !) qui outre leur côté inesthétique, se rayent très facilement. L’habitabilité est franchement exceptionnelle pour une auto sportive. 5 adultes voyagent franchement dans un bon confort… L’accès aux places arrière est franchement aisée grâce à des sièges qui s’avancent tout en basculant. Les fauteuils sont fermes, confortables et on y est bien calé. La finition tissu est correcte, sans plus (la finition cuir/alcantara de ma 306 S16 précédente était plus jolie mais l’alcantara des flans s’est abîmé très vite). Le fonctionnement et l’efficacité de la climatisation manuelle n’appellent aucune remarque particulière (ça fait du froid c’est l’essentiel !). L’auto est équipée des rétroviseurs électriques et dégivrants (en option, comme pour la climatisation).

COMPORTEMENT

Inutile de rappeler ou de citer les articles élogieux sur la tenue de route de la S16. Sincèrement sa réputation n’est pas usurpée. Il suffit d’essayer pour s’en convaincre. Sans la moindre béquille électronique, le comportement est d’une rigueur exemplaire. A bord, vous ne connaîtrez jamais cette sensation qui s’appelle le roulis… La version 167 ch est équipée du fameux train arrière auto directionnel. Grâce à lui, on enroule avec bonheur et facilité les lacets en montagne, les ronds-points… et, non négligeable, lorsqu’une courbe se referme (par surprise !) il suffit de braquer un peu plus fort et ça rentre tout seul… Le côté moins de cet essieu (eh oui, il y en a un, enfin c’est mon avis) : l’auto a un côté floue (je n’ai pas dit obscur !) sur des enchaînements de virages à vitesse raisonnable (typiquement 100/110 km/h)… il suffit de hausser la cadence et tout rentre dans l’ordre, simple non ? (le fait de devoir augmenter la cadence, c’est son côté obscur !)

Freinage : No comment !

ABS, répartiteur électronique de freinage, 4 disques…et légèreté de la voiture (1080 kilos indiqués sur la carte grise…1160 kilos selon le constructeur) : Toutes les conditions sont réunies pour que ça freine. Ça freine très fort même.

 

 

 

 

 

 

 

La boite 6. Bien qu’elle apporte un réel plus sur le plan du confort sonore sur le dernier rapport (à 130 km/h, 600 tours/minutes de moins pour la version 167 ch que pour la version 155 ch en 5ème), le rayon de braquage en souffre d’une manière catastrophique (13 mètres à droite -digne d’un 38 tonnes !- 11 mètres à gauche…). Autant le dire, je considère (pour avoir possédé les 2 versions de la 306 S16), qu’il s’agit du seul gros point noir de la version à 6 rapports… Citroën, en optant pour une boite 5 dans la Xsara 16S, à fait, me semble-t-il, un choix plus judicieux…

La direction est ferme. Agréable et précise à toutes les vitesses, même élevées, elle manque d’assistance pour les manoeuvres qui s’avèrent fastidieuses au vu du rayon de braquage imposant.

MOTEUR

Bon, autant le dire,cette auto n’est pas à mettre dans les mains d’un jeune conducteur… Ça marche assez fort… Le 0-100 km/h est abattu en moins de 8 secondes sur le 2nd rapport poussé au rupteur…(les amateurs apprécieront !). Le 1000 m DA est atteint dans les 28 secondes, quant au compteur, gradué jusqu’à 240(*), il est aisé, sur autoroute, de caler l’aiguille sur cette dernière graduation… si vous voyez ce que je veux dire… A cette vitesse là (c’est-à-dire 220, selon le constructeur), le moteur et les bruits d’air sont quand même très présents, ce qui oblige à revenir à des vitesses plus raisonnables (disons 190, 200(*)…)

 

 

 

 

 

 

Consommations : En usage 50% urbain (en mettant régulièrement un point d’honneur à être le premier au feu suivant) / 50% nationales & départementales (à vitesse  » soutenue  » comme on dit), les 10 litres sont atteints, rarement dépassés de beaucoup. Sur autoroute, en maintenant une moyenne à 160 km/h (difficile d’être en dessous, c’est trop tentant), la moyenne se stabilise autour des 12 litres… au-delà, compter 14 litres et plus… En conduite très cool (c’est de la science-fiction je vous l’accorde), ce moteur pourrait s’avérer très sobre (7 litres à 90 km/h ne me semble pas du tout irréaliste).

 

 

 

 

 

 

CONCLUSION

La 306 S16 est une auto très plaisante à conduire et surtout jamais (rarement ?)dangereuse : Les limites d’adhérence (notamment) sont atteintes à des rythmes auxquels un conducteur lambda comme moi ne roule jamais (rarement !)… Mis à part peut-être ce cher TurboVet qui s’est fait une bonne petite frayeur à bord… Si vous voulez une auto qui ne prend pas un poil de roulis, à 100 km/h comme à 200 km/h (*), cette auto est (était ?) faite pour vous ! Reste à espérer que la 306 trouvera une digne héritière dans les mois à venir…

Ce sera dur ! Car malgré les rides, mamie fait de la résistance ! Dès qu’elle sort son jogging, elle donne du fil à retordre à quasiment toutes ses concurrentes. Quasiment inégalée en ce qui concerne le plaisir de conduite et la rigueur de comportement. Le tout sans assistance électronique (hormis l’ABS). Seule l’Alfa 147 est en mesure de lutter… j’ai dit lutter, pas égaler !

INFO ENTRETIEN:

Une première révision à 5000 km (gratuite), la suivante à 30 000 km (600 F) puis les suivantes tous les 30 000 km. Le seul incident majeur vécu (outre les 2 ou 3 tentatives de vols sur les deux 306 -toutes infructueuses mais avec des dégâts de peintures conséquents) : la rupture d’un cardan à 45 000 km sur la version 155 ch… Un défaut que Peugeot a d’ailleurs partiellement pris en charge (en insistant quand même !), véhicule pourtant largement hors garantie.

LES POINTS + :
-Tenue de route exemplaire
-Freinage
-Accélérations et reprises à haute vitesse
-Ambiance sonore (un 4 pattes qui prend des tours)
-Prix mesuré

POINTS – :
-Rayon de braquage démesuré et inégal
-Finition (mais acceptable à la vue du prix…)
-Ambiance sonore (aussi ! une fois qu’on sait que la cavalerie est bien là, on aimerait qu’elle se fasse plus discrète…)
-Niveau d’équipement

 

VIDEOS

Un essai de TOP GEAR

QUELQUES VIDEOS DE PASSIONNES : accélérations…une belle demonstration de la santé de ce moteur

ET ICI LE MUST : un vrai pilote au volant..plutot impressionnant les vitesses de passage

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