ESSAI PEUGEOT 308 GTI 200CH

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Ce matin, nous avions rendez-vous au 75 avenue de la Grande Armée à Paris pour un essai qui nous tenait très à cœur. Depuis plusieurs jours, nous étions impatients de conduire la très prometteuse 308 GTi et espérions que le jour J la météo soit clémente. Par chance, la pluie n’était pas de la partie aujourd’hui et nous avons même eu droit à un grand soleil assurant une chaussée parfaitement sèche.

Avant de s’élancer à bord de Peugeot 308 GTi, nous sommes conviés à une présentation détaillée par Marjorie Lhuillier chef de produit 308 GTi et RCZ,. C’est également l’occasion de poser des questions. Nous obtenons des explications qu’en à la sobriété esthétique de cette version tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. La Marque vise une clientèle large ce qui explique l’absence d’ailes bodybuildées ou d’un aileron démesurée qui ferait fuir une partie des clients. Pas de tuning de mauvais goût mais une présentation sportive discrète. Nous apprécions ce sage choix.

Vient enfin l’instant tant attendu. Deux 308 GTi blanche nous attendent au sous-sol, prêtes à bondir pour notre essai. Toutes les deux sont conformes à ce que nous avions déjà vu sur les photos officielles. Au premier coup d’œil, elles se distinguent par leurs badges GTi apposés sur les portes avant et sur le coffre ainsi que par leur double sortie d’échappement. En s’approchant de plus près, on découvre un insert d’aspect carbone noir brillant sous le bouclier avant sport de 308 CC. A l’arrière, l’appuie aérodynamique est renforcé par un discret béquet de toit. Cette version reçoit également un traitement inédit du diffuseur arrière noir Perla Nera du plus bel effet. L’ensemble est très réussi.

A bord, on retrouve la sobriété exemplaire de cette version. Point de baquets mais des sièges sport enveloppant mi- cuir noir. Ici nous aurions aimé peut-être un peu plus de couleur avec par exemple un motif rouge faisant ressortir l’assise. C’est d’autant plus dommage que les tapis de sol disposent de surpiqure rouge très réussies. Heureusement, Peugeot s’est rattrapé avec le volant et ne s’est pas contenté de reprendre celui de la 308 CC. Celui-ci, entièrement en cuir, intègre un méplat et des repose-pouces en aluminium. En plus d’être beau il offre une excellente préhension. Enfin, la façade reçoit un traitement noir laqué remplaçant avantageusement celle grise de la berline.

Passons maintenant au volant. Une fois installé, le moteur démarre, révélant sa relative discrétion… du moins au ralenti. Une pression sur la pédale droite et une douce sonorité sportive envahie l’habitacle. Les premières minutes de conduite sont l’occasion d’essayer la voiture en milieu urbain. Peugeot 308 GTi se montre plutôt à l’aise en ville, bien aidé par la souplesse à bas régime du 1.6 THP 200. On retrouve bien évidemment les qualités de la berline à savoir une bonne visibilité, une excellente ergonomie et une finition impeccable.

Nous quittons enfin le périphérique parisien pour l’autoroute A13. Le trafic est peu dense ce qui nous permet de découvrir un peu plus le caractère du moteur. Très discret à vitesse stabilisée voire inaudible, le Sound System se fait progressivement entendre à mesure que l’on sollicite l’accélérateur. Malgré tout, même lors de reprises vigoureuses de 80 à 130 en 5ème la sonorité reste encore très discrète ce qui est très appréciable au quotidien. Pour révéler le potentiel du dispositif, il faut descendre plusieurs rapports et ne pas hésiter à approcher la zone rouge. Les vocalises deviennent alors nettement plus expressives pour le plus grand bonheur du conducteur et des passagers.

Le plaisir passe aussi par le caractère du 1.6 THP 200. Avec une puissance de 200ch atteinte entre 5 500 à 6 800 et un couple culminant à 275 Nm entre 1 700 à 4 500 tr/min on est en droit d’attendre des performances dignes de l’appellation GTi. Peugeot annonce un 0 à 100km/h en 7,7 secondes et des reprises de 80 à 120 km en 5ème en 6,7 secondes. Nous n’avons bien sûr pas pu vérifier les chronos mais les sensations sont bien là ! Ça pousse très fort, certes moins que la défunte 207 RC ou la nouvelle RCZ mais suffisamment pour se faire plaisir. La mécanique THP s’envole dans les tours sans jamais faiblir. Contrairement au THP 175 qui avait tendance à devenir très linéaire passé 4000 tr/min, ce nouveau THP 200 continue à surprendre le conducteur jusqu’au rupteur. On constate même un sursaut de vigueur après 5000 tr/min qui n’est pas sans rappeler les moteurs turbo essence d’antan. Preuve que ce moteur est vraiment très différent du THP 175. D’autant plus que sur 308, le 1.6 THP 200 s’enorgueilli même d’être plus sobre avec 6,9 L/100km en cycle mixte soit seulement 159g de CO2 par km.

Et le châssis dans tout ça ? Nous avions déjà une petite intuition là-dessus avant l’essai. Peugeot ne déçoit jamais en matière de liaisons au sol comme en témoigne les articles élogieux de la presse sur RCZ. Peugeot 308 GTi est donc naturellement la digne héritière du savoir-faire du Lion en matière de modèle sportif. Déjà excellent sur le « modeste » THP 156, le châssis est ici encore plus affuté. Le train avant reçoit des pivots issus de la Peugeot 407, des combinés ressort/amortisseur au tarage spécifique entrainant une assiette abaissé de 10 mm. Une fois avoir quitté l’autoroute pour les petites départementales sinueuses, on découvre enfin en partie le potentiel du châssis. Une partie seulement car seul un essai sur circuit pourrait révéler en détail les qualités des liaisons au sol. Néanmoins, nous avons pu avoir un aperçu très convainquant qu’en à un usage « normal » sur route ouverte. D’emblée, nous constatons que 308 GTi prend un tout petit peu plus de roulis que RCZ qui il faut le dire place la barre très haut. Mais rassurez vous rien de dramatique. Le train avant est, comme d’accoutumé chez Peugeot, très incisif et doté d’une précision remarquable. Grâce à une direction plus directe, on profite au maximum des capacités du châssis. Nous regrettons seulement que la direction ne soit pas un peu plus ferme, à l’image de celle de RCZ. Quoiqu’il en soit 308 GTI reste plaisante à conduire et surtout très sécurisante. En courbe engagé à vive allure, elle fait preuve d’une stabilité imperturbable et ne se laisse point surprendre par une bosse. Le freinage est tout aussi rassurant. Evidemment, il pouvait difficilement en être autrement avec ses énormes disques avant de 340 mm de diamètre directement issu de RCZ. Nous n’avons pas les chiffres exacts mais les distances de freinage seraient similaires à certaines sportives allemandes. Effectivement, nous avons aucun mal à le croire tant les freins sont efficaces. Le dosage est quant à lui très facile offrant ainsi plus de confort en usage quotidien.

L’appellation GTi pourrait faire croire que le confort est passé à la trappe. Mais Peugeot n’a évidemment pas sacrifié cet aspect important pour un véhicule qui doit être avant tout polyvalent. Malgré la présence de jantes 18 pouces Lincancabur, 308 GTi reste agréable à conduire au quotidien. Bien évidemment, elle demeure un peu moins confortable qu’une version HDI 110 sans pour autant devenir fatigante comme une 207 RC. Les suspensions assurent un bon filtrage mais avoue leur limite sur d’importantes saignées de la chaussée.

Fin de la matinée, nous quittons 308 GTi un peu mélancolique en espérant pouvoir peut-être l’essayer sur circuit prochainement. Nous remercions chaleureusement Marjorie Lhuillier, Géraldine Costanzo et Nicolas Olland sans qui cet essai exclusif n’aurait pas été possible.

Pour conclure notre essai, la nouvelle 308 GTi est une très belle réussite. Sans pour autant offrir une puissance comparable à certaines Golf R ou Audi S3, la compacte du Lion et son bouillonnant 1.6 THP 200 n’est pas avare en sensation. De plus, 308 GTi est facile à utiliser au quotidien et particulièrement économique à la pompe compte tenu de ses performances.

On aime beaucoup

Le moteur au caractère sportif
Le train avant incisif et très précis
La tenue de route sécurisante
Le freinage ultra-puissant
Le Sound System
Le tarif abordable
La polyvalence

On aime moins
Les sièges noirs tristounets
La direction pas assez ferme

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