ESSAI MAZDA 3 MPS 260CH

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INTRODUCTION

La Mazda 3 MPS a réussi l’exploit d’être très intéressante sur le papier mais pas que… : une voiture de 265 cv, la traction la plus puissante actuellement dans le monde.

La 3 MPS a été lancée à une époque, ou les references en terme de sportivité etaient encore soit une propulsion explosive (type BMW 1) ou soit des tractions V6 (type R32), où 250ch etaient deja la limite haute pour ce type de voiture de sport.

Mais les temps ont changé. La Focus RS a prouvé que, armé d’une suspension suffisamment adaptée, une traction avant de 300 ch apprivoisés, etait capable de jeter de gros pavés dans la mare.

Sagement, peut-être, Mazda a décidé de ne pas chasser la couronne et le pouvoir de la RS avec les mêmes arguments. Aussi, les Mazda 3 de seconde génération MPS, se sont plutôt engagées sur d’autres voies.

MOTEUR

Ainsi, le groupe motopropulseur demeure largement inchangé, le turbo de 2,3 litres à quatre cylindres encore en développement affiche toujours à 265ch mais doucement retravaillé pour un peu plus de couple au « milieu ». Mais, surtout, nous avons ici de plus faibles émissions de CO2 et une amélioration de la consommation. La production de CO2 est en baisse de 5g/km, et le moteur est désormais conforme à Euro 5. Laisser la puissance inchangée n’est pas un problème : 265cv c’est suffisant pour jouer dans la cour des Mégane Renault Sport, Seat Leon Cupra et Opel Astra OPC.

CHASSIS et COMPORTEMENT

Le gros du travail ici a été fait pour rendre la relation entre le conducteur et la voiture plus intense, une sensation de puissance du turbo significative et un toucher de route un peu plus vivace que son prédécesseur, sans oublier un certain « style » visuel.

Mazda a fortement révisé jusqu’à la carrosserie des MPS, l’amélioration de la rigidité en torsion notamment de 41%. Le châssis a été renforcé lui aussi, avec des barres anti-roulis plus épaisses et rigides et amortisseurs et des ressorts. Le poids est en baisse de 50 et quelques kilos.Tout va donc bien, mais comment se comporte une 3 MPS sur la route?

Elle est rapide. Vraiment, très rapide. Le 0 à 100 en à peine plus de 6 secondes.Un dixième de plus qu’une focus RS.

Trouver un morceau d’autoroute (en no speed limit) et ecrasez la pedale de gaz et vous verrez presque des etoiles, déjà vivace en dessous des 2500 t/mn la voiture est gavée de puissance jusqu’à 6000 t/mn. Sensationnelle !

Mazda a amélioré l’insonorisation dans ce nouveau 3 MPS, ce qui est excellent pour la croisière sur autoroute mais pas très bon pour conserver son permis.

C’est le genre de voiture où vous pouvez être heureux cruiser à 60 et tout d’un coup donner un coup d’accélérateur pour passer une caravane par exemple et vous retrouvez alors dans des spheres à 3 chiffres , c’est quelque chose…

COMPORTEMENT

Du couple mais pas trop ? Mazda a installé un limiteur de couple qui limite les effets de couple trop désagreable et peu utiles sur les premiers rapports notamment seconde et troisième et dans des angles de braquage extrêmes.

Mais tandis que le couple dans la direction est à peu près contrôlé, la conduite sportive en virage notamment necessite une bonne dose de maitrise afin de tenir le volant et faire pointer la rugissante toujours dans la bonne direction. Le combat bien présent sur la MPS semble moins tendu pour ses consoeurs telles que la Golf GTI, la Focus ST ou la  Leon Cupra un peu plus sages à cet exercice.

Cette impression de nervosité est souvent amplifiée selon le type de trajet choisi. La rigidité du châssis , un vrai plus, est excellente sur des routes propres et lisses mais la voiture devient vite désagreable sur des chaussées dégradées ou la MPS a tendance à rebondir sur ses appuis. Évitez donc les nids de poule, pas de salut pour la MPS. Le différentiel avant à glissement limité est une très bonne chose ici. Il concoure à une bonne adhérence et fait corps avec le nouveau châssis plus rigide.

CONCLUSION

Ainsi, malgré ses défauts, la nouvelle 3 MPS n’est pas sans charmes. Lors d’un choix, pensez-y comme un rival à la Mégane R26.R ou au Honda Civic Type R, une voiture qui négocie aussi bien les virages sérrés que les courbes larges et avec un certain brio.

Contrairement aux MPS Mazda3 de dernière génération, la nouvelle version parvient à être aussi intéressante sur la route qu’elle  l’est sur le papier. Mais dans un marché rempli de brillantes et enivrantes sportives compactes, elle va rester un choix de niche, un choix de passionné.

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